Positions des candidats

Communiqué du 29 novembre 2016,

Fillon : passion et raison.

Les primaires sont enfin dernière nous, et nous allons donc désormais aborder les présidentielles proprement dites. Le triomphe électoral de François Fillon rebat évidemment les cartes, puisque celui-ci, contre toute attente, a d’assez fortes chances de devenir président de la République. Qu’en penser ?

La passion pour l’heureux élu a pris, depuis un mois, des proportions surprenantes. François est paré de toutes les qualités humaines, intellectuelles, politiques, morales, religieuses et j’en passe. Il est l’homme de la situation, celui qui va sortir notre pays du chaos, la personnalité que la France attendait. L’homme providentiel, en quelque sorte ! Voilà pour le côté passion : nombre de gens de droite sont devenus passionnément fillonistes. Peut-être même définitivement fillonlâtres…

En 2007, lors du très fameux meeting de Bercy, qui aurait fait basculer nombre d’indécis du côté du futur élu, lui assurant la victoire, le peuple de droite avait plébiscité avec passion le très survolté Sarkozy. Certains avaient instantanément fait preuve de recul, voire de scepticisme affiché : Sarkozy président ferait-il ce que le candidat annonçait avec fougue, la main sur le coeur ? La suite a donné raison aux sceptiques : la raison les avait mieux conseillés que l’émotion.

Les six mois à venir afficheront leur part d’émotion : tel est le système politico-médiatique actuel. Cela dit, il nous faut espérer qu’ils soient fondés sur la raison, plus que sur l’émotion. Les candidats devront être jugés sur leurs programmes, et sur leurs capacités à les mettre en œuvre. Auront-ils la volonté de restaurer la souveraineté française, de stopper net les flux insensés d’immigrés, de désislamiser notre pays soumis, de s’attaquer vraiment à la gigantesque dette publique, de mettre en place une politique puissante de lutte contre le chômage, de reconstruire l’école ravagée, de rétablir la liberté d’expression mise à mal, d’abroger la funeste loi Taubira, de reconstruire une politique familiale digne de ce nom ?

François Fillon sera-t-il l’homme nouveau de la reconstruction générale, ou le représentant réformiste d’un système qui, depuis un demi-siècle, conduit très sûrement la France à la mort ? La campagne présidentielle qui va s’ouvrir dans quelques semaines ne devra en aucun cas nous laisser inactifs…

François Billot de Lochner
Président de la Fondation de Service politique,
de Liberté politique et de France Audace

Communiqué du 25 novembre 2016,

Juppé et Fillon : quelles « valeurs » ?

Le débat surréaliste qui agite le monde politico-médiatique sur les « valeurs » défendues par les deux finalistes de dimanche prochain aboutit à une confusion générale des esprits.Pour le système politico-médiatique majoritaire, Fillon est un conservateur réactionnaire, un catholique intégriste jusqu’au-boutiste, et représente un danger mortel pour toutes les « avancées sociétales », quand Juppé est un homme de progrès, garant de l’évolution heureuse d’une société libérée. Est-ce la réalité ?

Analysons par exemple les valeurs dites sociétales, défendues par les deux candidats : elles sont à peu près les mêmes. Juppé comme Fillon sont de farouches partisans de l’avortement libre et inconditionnel, du « mariage » homosexuel et de l’adoption, de la loi Claeys-Leonetti qui ouvre des possibilités d’euthanasie.

Nous nous trouvons dans la situation inouïe selon laquelle, sur le sujet fondamental de la défense de la vie,  Alain Juppé et ses partisans  traînent dans la boue un adversaire qui professe  les mêmes idées qu’eux. Il en résulte que les deux candidats, se revendiquant catholiques, font de la surenchère sur le sujet dévastateur de l’avortement, considéré par Jean-Paul II comme le drame suprême de l’humanité, qu’un catholique ne peut en aucun cas cautionner.

Concernant le « mariage » homosexuel, la confusion est à son comble. En effet, une partie des forces émanant de la catholique LMPT valorise un candidat totalement favorable à la loi Taubira, ce qui le positionne en opposant déterminé aux  idées fondatrices du mouvement de résistance de 2012, notoirement catholique. Plus personne ne sait plus qui résiste à quoi…

En réalité, si nous analysons froidement la situation, les deux candidats posent problème. Leur passé ne plaide pas en leur faveur : ils ont été aux commandes de la déconstruction de notre pays pendant des dizaines d’années. L’avenir qu’ils nous proposent n’est objectivement pas très enthousiasmant : nous avons noté leurs programmes, et Fillon n’obtient que 9 sur 20 quand Juppé se voit gratifier d’un bien modeste 6 sur 20…

Ainsi, la qualification de François Fillon pour redresser notre pays est  supérieure à celle d’Alain Juppé : avantage à Fillon, soit. Cela dit, ne soyons pas dupes : si celui-ci devient candidat officiel des Républicains et du Centre dimanche prochain, il ne sera pas le candidat providentiel de la droite de conviction et des valeurs, sauf à ce qu’il amende sérieusement son programme. Pourquoi le ferait-il, puisqu’il est déjà épaulé par des forces qui se disent appartenir à cette droite, mais qui n’ont obtenu aucune contrepartie à leur soutien ? Pourquoi donc changerait-il quoi que ce soit, puisque personne ne le lui demande ?

Ce qui veut dire, très concrètement, que la loi Taubira, par exemple, a toute chance de devenir définitive : le combat fondamental de quatre années aura été volontairement abandonné et donc perdu par le ralliement intempestif d’une partie de la droite dite de conviction et de résistance. Nous aurons donc manifesté, agi, protesté, souffert pendant quatre ans, pour rien : il faut vraiment être « de droite » pour tant s’agiter, et finalement tout perdre !

Cela dit, les présidentielles sont dans six mois : il peut se passer bien des choses nouvelles d’ici là, et nos combats pour la France ne sont pas encore perdus, que nos adversaires de tous bords en soient convaincus !

François Billot de Lochner
Président de la Fondation de Service politique,
de Liberté politique et de France Audace

Communiqué du 24 novembre 2016,

La notation finale des deux finalistes

 

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Communiqué du 22 novembre 2016,

Trois remarques sur le premier tour.

François Fillon a donc emporté par KO le premier tour de la primaire des Républicains et du Centre. Dans notre notation des candidats, il figurait en deuxième position, derrière Jean-Frédéric Poisson. Quels premiers enseignements tirer de cette élection ?

  • Les scores d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy sont d’une grande faiblesse : les électeurs de droite ont exprimé sans appel leur refus de remettre en selle des personnalités politiques dévaluées et usées en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, de centre-gauche ou de gauche tout court en ce qui concerne Alain Juppé. Pour la droite de conviction, cela est une bonne nouvelle.
  • Le monde de la droite attachée aux valeurs traditionnelles s’est rallié avec enthousiasme à un candidat dont les valeurs sociétales sont à peu près les mêmes que celles de Sarkozy, Juppé, Lemaire ou Coppé, c’est-à-dire désastreuses. Poisson a été balayé, ou même ignoré, par des électeurs qui auraient pu ou dû le soutenir. Peut-être avons-nous assisté en direct à l’organisation d’un enterrement, par la droite de conviction elle-même, des valeurs fondamentales qui sont les siennes, et que seul Poisson essayait de défendre. L’avenir nous éclairera sur ce sujet.
  • Le système politico-médiatique se fera un plaisir, dans les mois à venir, de rappeler le score catastrophique de Poisson, pour démontrer que le monde qui le soutient n’existe plus : pour la future campagne électorale et pour les élections de 2017, cela risque d’être problématique, pour le moins.

François Billot de Lochner
Président de la Fondation de Service politique,
de Liberté politique et de France Audace.

Communiqué du 15 novembre 2016,

La notation finale des candidats !

Conformément  à ce que nous vous avions annoncé la semaine dernière, nous vous communiquons, en avant-première, les notes définitives attribuées à chaque candidat à la primaire des Républicains et du Centre.

La vidéo ci-dessous explique notre méthode de notation, que j’ai eu l’occasion de développer sur le plateau de TV Libertés à la mi-octobre. En cliquant dans le document situé sous cette vidéo, vous pourrez prendre connaissance des notes définitives à chaque candidat. Enfin, les six courtes vidéos suivantes, correspondant à six entretiens dans le journal quotidien de TV Libertés, détaillent un certain nombre de mesures et les positions des candidats sur celles-ci.

Cette notation définitive a été établie en tenant compte des derniers engagements pris par chacun d’entre eux. Elle sera relayée le jeudi 17 novembre par la presse nationale, soit quelques jours avant le premier tour de l’élection du 20 novembre.

Jean-Frédéric Poisson reste, de loin, le mieux noté, même si sa note passe de 16 à 14 sur 20, parce qu’il a édulcoré récemment certaines de ses positions.
La note de François Fillon remonte à 9 sur 20, ce qui reste en dessous de la moyenne…
Messieurs Sarkozy et Copé restent à la traîne, ne présentant toujours pas de programmes vraiment convaincants.
Bruno Le Maire, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet sont les derniers de la classe, conservant leurs notes extrêmement basses…

La note moyenne obtenue par les sept candidats est de 8 sur 20, ce qui est évidemment très insuffisant pour redresser notre pays.

Les mesures économiques et sociales affichent une note moyenne des candidats de 13 sur 20, moyenne qui tombe à 9 pour les mesures politiques, et qui s’effondre à 5 pour les mesures morales et culturelles.

Pour conclure, ce baromètre évoluera probablement avant les présidentielles. Nous l’avons établi pour donner un éclairage aux électeurs avant la primaire des Républicains et du Centre, mais aussi pour éclairer les candidats sur leurs choix. Ces derniers doivent comprendre, au vu de leurs notes,  qu’il est indispensable qu’ils fassent évoluer leurs programmes : les Français le souhaitent, et le redressement de la France en dépend.

Pour la primaire de fin novembre, à chacun, désormais, d’agir en connaissance et conscience !

Vidéo TV Libertés

La notation des candidats

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(télécharger la-notation-des-candidats)

Très cordialement,

François Billot de Lochner,
Président de la Fondation de Service politique,
de Liberté politique et de France Audace

Communiqué du 20 octobre 2016

Notation intermédiaire

Nous avons le plaisir de vous dévoiler aujourd’hui, en avant-première, et avant de lancer notre grande campagne de communication prévue avant l’élection des 20 et 27 novembre, les notations des sept candidats à la primaire des Républicains et du Centre sur les 20 mesures du Manifeste que nous leur avons envoyé.

Une notation lourde de sens…

La note moyenne obtenue par les sept candidats est de 7 sur 20.
Ceci est très inquiétant pour le prochain quinquennat.

–         Les candidats ayant le plus de chance d’être élus à la primaire ont de très mauvais scores : leurs programmes, sur lesquels ils ne s’engagent pas vraiment, sont totalement insuffisants pour résoudre les problèmes considérables auxquels est confrontée la France.

–         Sur les sept candidats, un seul, à savoir Jean-Frédéric Poisson, se détache clairement du groupe. Il valide un très grand nombre de nos mesures, et est le seul à s’être engagé et avoir signé ses positions.

Les tableaux de notation des candidats sur l’ensemble des mesures sont disponibles ici :

Ces résultats font ressortir les points suivants :

Nathalie Kosciusko-Morizet semble totalement hors course.
La note de 5 sur 20 obtenue par Alain Juppé conforte la proximité de ce candidat avec le monde de la gauche.
Bruno Le Maire, avec une note de 6 sur 20, ne met pas en place les outils nécessaires pour « renverser la table ».
Avec une note de 7 sur 20, Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy et François Fillon défendent des programmes qui ne permettront en aucun cas à la France de se redresser rapidement.

Le grand vainqueur du tableau, qui écrase ses concurrents, est Jean-Frédéric Poisson. Avec une note globale de 16 sur 20, son programme est construit, complet et permettrait un redressement général de la France.
Il semblerait que les Français en aient d’ailleurs eu l’intuition, pendant le débat télévisé du 13 octobre.

La notation par catégorie de mesures

Pour une meilleure visibilité, les 20 mesures du Manifeste de la dernière chance ont été groupées en trois catégories :

Mesures économiques et sociales

Note globale des candidats : 12 / 20

Sur le registre des mesures économiques et sociales, il existe un certain consensus entre les candidats, mise à part Nathalie Kosciusko-Morizet.
Il faut bien redresser l’économie du pays : ce résultat donne un peu d’espoir…

Mesures politiques

Note globale des candidats : 10 / 20

Les mesures d’ordre politique sont moyennement acceptées par les candidats : ces derniers souhaiteraient-ils maintenir autant que faire se peut le confortable système dans lequel ils se trouvent ?  Seul, Jean-Frédéric Poisson veut clairement faire bouger les lignes.

Mesures morales et culturelles

Note globale des candidats : 5 / 20

Le résultat global se traduit par une véritable déroute sur ce registre. Les candidats, à l’exception notable de Jean-Frédéric Poisson, sont objectivement libertaires : le système leur convient. Cela nous paraît dramatique pour l’avenir de la France.

Ce baromètre peut bien entendu évoluer avant les présidentielles. Nous l’avons établi pour donner un éclairage aux électeurs avant la primaire des Républicains et du Centre, mais aussi pour éclairer les candidats sur leurs choix. Ces derniers doivent comprendre, au vu de leurs notes,  qu’il est indispensable qu’ils fassent évoluer leurs programmes : les Français le souhaitent, et le redressement de la France en dépend.

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