Les Républicains, conservateurs de quoi ?

Les Républicains, conservateurs de quoi ?

Nombreux sont les catholiques qui semblent découvrir que LR n’aime pas les conservateurs. Les tractations préalables aux élections régionales et départementales en apportent la cruelle démonstration. Voilà une vérité qui a mis bien du temps à s’imposer…

Prenons par exemple Valérie Pécresse, tête de liste en région Ile-de-France, et travaillant pour Les Républicains (même si elle n’en fait officiellement plus partie). Tous les candidats proposés par Via, le parti de Jean-Frédéric Poisson, pour œuvrer à ses côtés, ont ainsi été remerciés poliment. Pas d’alliances avec ces gens-là ! En revanche, la présidente sortante ne voit aucun problème à s’acoquiner avec le Mouvement radical, rassemble autour d’elle les centristes macro-compatibles, ou s’associe à des personnalités politiques dont il est de notoriété publique qu’elles sont des chevaux de Troie de La République En Marche. Des chevaux très mal déguisés, il faut bien le dire. Sans compter son soutien affiché à tous les mouvements pro-LGBT de France et de Navarre… Pour couronner le tout, Mediapart vient de révéler qu’elle a pu lancer son micro-parti en 2019, Libres !, par un congrès bien rempli, grâce au recrutement des contingents d’associations indigénistes et communautaristes grassement subventionnées. Mais de conservateurs, point.

Et que faut-il penser de la comédie jouée en Provence autour de Renaud Muselier, déjà amplement commentée par nous dans ces colonnes ? Une intrigue pathétique à la « je t’aime moi non plus », partagée avec LREM.

Et pourtant. Il reste encore des cohortes d’électeurs catholiques, épris d’un conservatisme respectable, qui continuent de penser que la seule issue possible est de glisser dans l’urne un bulletin pour la succursale macronisée que sont devenus Les Républicains. Pourtant, l’histoire semble leur donner tort. L’expérience Sens Commun, pleine de louables intentions, mais viciée dès l’origine, aurait dû les alerter : le mouvement n’a jamais été qu’une sorte de décor, une manière de parquer les contingents conservateurs dans des limites bien identifiées, sans qu’ils aient une réelle influence sur l’élaboration de la ligne du parti. Les Républicains ont très bien su exploiter le gros de leurs troupes et leur capacité de mobilisation au moment de l’affaire Fillon, mais n’en ont pas tiré les conclusions qui auraient dû s’imposer sur le plan idéologique. La mise en avant de la jeune garde républicaine, pour les européennes de 2019, s’est traduite par un fiasco somme toute logique, puisque le programme proposé restait fondamentalement libéralo-mollasson.

Aujourd’hui, le même scénario se répète. Çà et là, nous observons un frémissement de prise de conscience, bien ténu. Des yeux s’ouvrent, se décillent. Parmi ceux qui nous ont accusé de semer la division, certains réalisent aujourd’hui que nous ne disions pas que des bêtises… Mais que de temps perdu ! Le choix du conservatisme républicain est un mirage dont on paye aujourd’hui le prix fort, avec une Macronie désormais bien installée, qu’il va falloir s’employer à déloger avec énergie. Dans cette entreprise, et compte-tenu de la situation calamiteuse de notre pays, la demi-mesure et les compromis n’auront pas leur place !

François Billot de Lochner

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