Printemps arabe et intégration (2)

Printemps arabe et intégration (2)

Mesure concernée : repenser l’immigration

Il nous parait judicieux de compléter notre commentaire de la semaine dernière. Depuis lors ont eu lieu les élections législatives en Egypte : si la victoire des Frères musulmans, crédités de 36,6 % des voix, n’est pas vraiment une surprise, le score des fondamentalistes (salafistes, 24,3 %) et de la formation islamiste, le Wassat, (4,2 %), transforme en revanche le printemps arabe en triomphe général de l’islamisme.

Le salafisme est en effet un mouvement sunnite originaire d’Arabie Saoudite qui revendique un retour à l’islam des origines et qui est constitué d’une mouvance traditionaliste et d’une mouvance djihadiste. L’un des leaders du parti salafiste égyptien Al-Nour n’a-t-il pas déclaré « qu’il ne fallait pas permettre  à un homme et à une femme de s’asseoir ensemble dans un lieu public » ?

Monsieur Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, avait déclaré le 6 novembre dernier lors du grand rendez-vous Itélé-Europe1-Le Parisien : « Quand j’écoute le discours des responsables du parti Ennahda, (…) ils disent : Nous voulons un pays qui fait référence à l’islam bien entendu, mais qui respecte les principes démocratiques et, en particulier, nous nous engageons non seulement à ne pas dégrader le statut de la femme mais même à l’améliorer. Pourquoi ne les croirais-je pas ? ».

Depuis les positions évoluent : tout récemment Madame Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse, a tenu à exprimer en tant que « citoyenne » et « femme française d’origine arabe son inquiétude devant la montée de l’islamisme : « Il n’y a pas de charia « light », a-t-elle déclaré au Parisien. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations que l’on veut, le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et liberté, notamment de la liberté de conscience […] Je ne connais pas d’islamisme modéré. […] Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. ».

Enfin Madame Christine Boutin, candidate aux élections présidentielles et ancien ministre s’est récemment déclarée dans le « talk Orange-Le Figaro » favorable à un retour au droit du sang : « Devenir français doit demander un démarche volontaire d’apprentissage de la culture, de la langue, du respect de nos codes […] on devient français pas seulement parce que l’on naît sur le territoire ».

Où l’on juge qu’à nouveau notre 8ème mesure est d’actualité.

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